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Essaouira/eau potable : Un nouveau barrage pour alimenter la ville |
Montant de l’investissement: 150 millions de DH
Les besoins de la ville tripleront d’ici 2030
Le taux d’accès en milieu rural devra être porté à 88% d’ici fin 2011
UNE saturation des infrastructures d’eau potable d’ici à 2015! C’est ce à quoi se prépare la direction de l’Office national de l’eau potable (ONEP) d’Essaouira. La cité des Alizés, dont le développement s’accélère, s’apprête à accueillir plusieurs projets touristiques, tels la station Essaouira Mogador ou encore le projet Al Maâden Argana. Ces nouvelles infrastructures vont tripler les besoins d’ici 2030. Selon les estimations de l’Onep, «ceux-ci passeront de 280 litres par seconde actuellement, à 650 litres par seconde en 2030».
Pour répondre à cette demande croissante de la ville, plusieurs grands projets sont en cours de mise en œuvre. D’abord, un méga projet, qui a pour but «d’accompagner le développement de la zone d’Essaouira, de sécuriser son alimentation en eau potable et de contribuer à la préservation des ressources souterraines». Il s’agit de la construction du barrage Zerrar, qui permettra de renforcer la capacité de production en eau potable, car il apportera un débit supplémentaire de 300 litres par seconde. «Les études et la mobilisation du financement seront achevées en décembre 2011 et les travaux se dérouleront entre juin 2013 et juin 2014», poursuit la même source. Le coût global du projet est de 150 millions de DH. A noter qu’actuellement, les ressources hydriques exploitées pour l’alimentation de la ville et des localités environnantes sont constituées exclusivement de ressources souterraines (essentiellement les nappes Ida Ouguerd et Meskala). La capacité de production de l’Office à partir de ces nappes s’élève à environ 340 litres par seconde.
D’autres projets sont en cours de mise en œuvre dans la cité des Alizés. La construction d’un réservoir d’une capacité de deux fois 2.500 m3 est prévue à Essaouira El Jadida, pour un coût global de 12,8 millions de DH, ainsi que l’extension du réseau de distribution au quartier Ghazoua, pour un montant de 5,2 millions de DH. D’après l’Onep, «ce premier volet sera achevé d’ici à fin 2010». Rappelons que depuis 2005, plusieurs projets ont été menés pour améliorer les infrastructures de la ville. Citons notamment la première tranche de l’alimentation en eau potable d’Essaouira El Jadida, l’adduction de 150 litres par seconde à partir de la nappe de Meskala dont l’enveloppe était de 123 millions de DH ou encore la réhabilitation des équipements de production. Au sein de la province, un autre programme est prévu pour pérenniser l’alimentation en eau potable en milieu urbain et accélérer le taux de connexion en milieu rural. En milieu urbain, le taux de branchement actuel est de 100%, grâce à des investissements consentis depuis une dizaine d’années. Pour les deux années à venir, en plus des projets qui concernent Essaouria, un programme porte sur l’alimentation de Tamanar à partir du barrage Sidi M’hammed ben Slimane el Jazouli et un autre sur l’alimentation de Hanchane à partir de l’adduction à la nappe Meskala. En milieu rural, le taux d’accès à l’eau potable a atteint 67% à fin 2009 contre 33% en 2004. Les investissements prévus entre 2010 et 2012 sont évalués à 245 millions de DH. «Il est prévu de porter le taux d’accès à l’eau potable à 88% dès fin 2011», indique-t-on du côté de l’Onep. Les douars des localités de Lakhalif, Aglif, Tahtrout, Targante… sont notamment concernés. Plusieurs études sont également en cours pour toucher la population n’ayant pas encore l’accès à l’eau potable.
De notre correspondante,
Marie-Noëlle RASSON
www.leconomiste.com
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